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Les communautés et la charte d’engagements

Baïta c'est la création d'un modèle économique fondé sur la valeur du savoir-faire

communaute autonome

Tout commence parce qu’on se rend compte comment la valeur du travail s’échappe par le prix des choses qu’on consomme. Le prix des choses faites est soumis à un mécanisme collectif, global qui laisse l’appréciation de la valeur à une entité abstraite qu’on appelle communément les marchés. Pour que ça marche un marché, il faut que les prix baissent et que la quantité consommée augmente. La limite de cette abstraction économique se manifeste aujourd’hui par la raréfaction des ressources naturelles. L’idée abstraite d’un bonheur industriel fondé sur la consommation toujours croissante trouve sa limite dans la nature. C’est l’idée principale. Ça montre que seule une prise de conscience de ce mécanisme peut faire changer le cours de la chose publique.

Au début, la prise de conscience c’est ce qui est le plus coûteux face à des habitudes de vie et de consommation bien établies.

Ce modèle, qui butte sur les limites terrestres, a créé une grande désadaptation des individus au monde naturel, une illusion d’indépendance.

Rompre avec l'ancien modèle

Le « désencastrement » de l’économie selon Karl Polanyi, c’est une ruse de la raison pour établir un pouvoir de l’économie relativement neutre et relativement impersonnel au-dessus des relations sociales et de l’appréciation de la valeur. La politique, la société globale est gouvernée de manière implicite par un monde d’industries qui recrutent ses fantassins sous la forme du salariat. Salaire contre consommation. D’ordinaire dans nos vies, le marché fixe les prix, les prix informent sur la valeur, Baïta propose un autre modèle fondé sur la valeur du « savoir-faire mis en communauté ». Avec Baïta, les artisans d’un même territoire constituent des communautés pour travailler ensemble. Une forme de production alimentaire qui vise l’autonomie communautaire. Une autonomie en ressources (ancrée sur un territoire et avec un mode de production validée par la communauté) et monétaire (une assurance d’entrée d’argent). Avec Baïta on retrouve une valeur qui apprécie le savoir-faire mis en commun.  

La charte Baïta de savoir-faire

La charte est un contrat passé entre les membres de la communauté. Une explication structurée du savoir-faire, elle publie les engagements de chacun et la manière de faire ensemble.

La charte donne aux artisans une constitution à partir de principes, de choix communs et de l’explication du savoir-faire.

C’est ça qui est magique avec Baïta, c’est ça qu’il est essentiel de comprendre. Expliquer son savoir-faire c’est exprimer sa valeur pour rassembler autour de lui.  

Le premier (sens principale) principe de Baïta : je diffuse mon savoir-faire, je dis comment je fais, c’est ma position face au faire (exprimée par la charte IMAGE). J’explique mon métier d’artisan.

 

Les quatre dimensions du contrat de savoir-faire en communauté

Baïta a conçu cette charte à quatre dimensions pour établir une compréhension mutuelle entre des artisans et des clients. Les artisans présentent leur offre, ce qu’elle a d’originale et donc d’artisanale, ils détaillent le principe de fabrication au sein d’une filière d’artisans, la communauté 

Les dimensions 

1. Mon offre, c’est l’endroit pour valoriser son savoir-faire, expliquer comment il participe à un savoir collectif au sein de la communauté. L’artisan décrit ses tournemains, les pratiques agricoles originales, les recettes qui sortent des rails, l’espace au soleil des idées neuves

Son offre communautaire, la recette de son offre communautaire. Le catalogue de ce qu’il offre avec sa communauté, sa participation avec son savoir-faire propre.

2. Mon rapport avec l’environnement, comment leur activité s’inscrit dans l’environnement en utilisant des ressources naturelles de manière à respecter le renouvellement des écosystèmes. Par quelles pratiques ils font connaître l’environnement et les ressources impliquées dans leur processus de fabrication.  Gestion des cycles et l’intégration avec les cycles naturels ou avec les services écosystémiques.

3. Mes projets : ils expliquent les choses qu’ils voudraient réaliser pour aller plus loin dans l’autonomie ou encore pour améliorer leur manière de faire, besoin d’outils. C’est ici que les clients peuvent comprendre l’intérêt qu’ils ont à soutenir les projets ; par l’apport de connaissance, de travail ou de financement.

4. Ma communauté : une description du processus de fabrication/création qui fait la particularité de la communauté, le lien vers les autres et de comment faire ensemble. Les possibilités de visites par les clients. Le capital de connaissances de la filière. Dans l’économie Baita, la rémunération qui entre dans la communauté, grâce aux clients, est répartie entre les artisans.

– à lire avant d’entrer –

Le lien social communautaire 

La communauté c’est une réalité humaine supportée par une explication du savoir-faire diffusée et représentée grâce à notre charte dynamique en ligne.

C’est une filière d’échange écologique et économique, plus besoin de la transition, ni de la croissance verte, ni de la relance récompense.

C’est un contrat social entre artisans qui change la relation avec les clients. Les clients ne sont pas à la recherche du meilleur prix, mais d’une relation de confiance fondée sur l’explication des savoir-faire et sur l’engagement des artisans pour l’environnement